Capitaine de Fed Cup et responsable du tennis féminin, Georges Goven ne peut que saluer la saison d'Amélie Mauresmo. La numéro un tricolore a passé un cap en 2006 en décrochant notamment deux titres du Grand Chelem et en occupant pendant 33 semaines le rang de numéro un mondial.
GEORGES GOVEN, comment jugez-vous la saison d'Amélie Mauresmo ?
G.G. : Elle a été numéro un mondial pendant 33 semaines, elle a remporté deux tournois du Grand Chelem et a réussi à atteindre la finale du Masters alors que l'on craignait pour sa fin de saison en raison d'une accumulation de blessures et du manque de compétition. C'est donc une très belle saison, exceptionnelle même et sans conteste la plus aboutie de sa carrière puisqu'elle a enfin démontré qu'elle était capable de remporter les épreuves, qualifiées de maudites jusqu'alors.
Elle donne également le sentiment d'avoir progressé mentalement...
G.G. : Oui, elle a su faire preuve d'une grande force mentale, un domaine dans lequel, elle le dit elle-même, elle péchait par le passé. Elle a désormais acquis une grande confiance. Il faut prendre conscience, qu'être numéro un mondiale change considérablement la donne. Chaque semaine, dans chaque tournoi, elle est LA fille à battre ! Elle a dû faire face à une pression supplémentaire qui n'est pas facile à assumer. Elle a tenu 33 semaines et on lui souhaite de faire encore mieux la saison prochaine.
Avoir cédé le premier rang mondial en fin de saison demeure la seule déception de l'année...
G.G. : Oui, mais il faut également se rendre compte du niveau de jeu exceptionnel atteint par Justine Henin cette année. Elle a également décroché un titre du Grand Chelem, remporté le Masters et atteint la finale dans pratiquement tous les autres tournois qu'elle a disputés. Si Amélie n'est que numéro trois mondiale en fin d'année, ce n'est pas parce qu'elle a mal joué mais parce que Justine Henin et Maria Sharapova ont également pratiqué un tennis impressionnant. Ça n'enlève rien à sa performance d'ensemble et à sa qualité de jeu. Bien sûr, c'est mieux d'être numéro un mondiale mais malgré tout, 2006 restera une année exceptionnelle.
Dans quel domaine, Amélie Mauresmo peut-elle encore améliorer son jeu ?
G.G. : Quand on la compare à Henin, Clijsters ou Sharapova lors du dernier Masters, on se rend tout de même compte qu'elle n'a pas la capacité à frapper comme elles et pèche au niveau puissance. Elle ne joue pas dans le même registre. Elle fait preuve de plus de variétés dans ses coups, imprime beaucoup plus d'effets et possède une volée unique et une présence physique impressionnante.
La saison 2006 fut une cuvée exceptionnelle pour le tennis féminin...
G.G. : Il y a eu une énorme bagarre avec Justine Henin et Maria Sharapova. Les trois joueuses ont livré une année incroyable. Amélie Mauresmo n'a pas atteint la première place mondiale en raison de la faiblesse de la concurrence mais a dû s'arracher chaque semaine pour résister aux assauts et repousser aussi des joueuses telles que Kim Clijsters et Nadia Petrova. Ce ne fut pas une première place mondiale au rabais.
Que peut-on souhaiter à Amélie Mauresmo pour 2007 ?
G.G. : De récupérer la place de numéro un mondiale et de continuer à progresser. Amélie va cependant avoir 28 ans en 2007 et va devoir faire face à l'éclosion de nouvelles joueuses. Elle va être confrontée à une nouvelle génération, avec notamment Nicole Vaidisova et Ana Ivanovic qui vont s'efforcer de bousculer la hiérarchie mondiale. La tâche ne s'annonce donc pas facile.
Roland-Garros fait-il partie de ses objectifs ?
G.G. : Je ne veux pas répondre pour elle mais j'imagine que oui !
GEORGES GOVEN, comment jugez-vous la saison d'Amélie Mauresmo ?
G.G. : Elle a été numéro un mondial pendant 33 semaines, elle a remporté deux tournois du Grand Chelem et a réussi à atteindre la finale du Masters alors que l'on craignait pour sa fin de saison en raison d'une accumulation de blessures et du manque de compétition. C'est donc une très belle saison, exceptionnelle même et sans conteste la plus aboutie de sa carrière puisqu'elle a enfin démontré qu'elle était capable de remporter les épreuves, qualifiées de maudites jusqu'alors.
Elle donne également le sentiment d'avoir progressé mentalement...
G.G. : Oui, elle a su faire preuve d'une grande force mentale, un domaine dans lequel, elle le dit elle-même, elle péchait par le passé. Elle a désormais acquis une grande confiance. Il faut prendre conscience, qu'être numéro un mondiale change considérablement la donne. Chaque semaine, dans chaque tournoi, elle est LA fille à battre ! Elle a dû faire face à une pression supplémentaire qui n'est pas facile à assumer. Elle a tenu 33 semaines et on lui souhaite de faire encore mieux la saison prochaine.
Avoir cédé le premier rang mondial en fin de saison demeure la seule déception de l'année...
G.G. : Oui, mais il faut également se rendre compte du niveau de jeu exceptionnel atteint par Justine Henin cette année. Elle a également décroché un titre du Grand Chelem, remporté le Masters et atteint la finale dans pratiquement tous les autres tournois qu'elle a disputés. Si Amélie n'est que numéro trois mondiale en fin d'année, ce n'est pas parce qu'elle a mal joué mais parce que Justine Henin et Maria Sharapova ont également pratiqué un tennis impressionnant. Ça n'enlève rien à sa performance d'ensemble et à sa qualité de jeu. Bien sûr, c'est mieux d'être numéro un mondiale mais malgré tout, 2006 restera une année exceptionnelle.
Dans quel domaine, Amélie Mauresmo peut-elle encore améliorer son jeu ?
G.G. : Quand on la compare à Henin, Clijsters ou Sharapova lors du dernier Masters, on se rend tout de même compte qu'elle n'a pas la capacité à frapper comme elles et pèche au niveau puissance. Elle ne joue pas dans le même registre. Elle fait preuve de plus de variétés dans ses coups, imprime beaucoup plus d'effets et possède une volée unique et une présence physique impressionnante.
La saison 2006 fut une cuvée exceptionnelle pour le tennis féminin...
G.G. : Il y a eu une énorme bagarre avec Justine Henin et Maria Sharapova. Les trois joueuses ont livré une année incroyable. Amélie Mauresmo n'a pas atteint la première place mondiale en raison de la faiblesse de la concurrence mais a dû s'arracher chaque semaine pour résister aux assauts et repousser aussi des joueuses telles que Kim Clijsters et Nadia Petrova. Ce ne fut pas une première place mondiale au rabais.
Que peut-on souhaiter à Amélie Mauresmo pour 2007 ?
G.G. : De récupérer la place de numéro un mondiale et de continuer à progresser. Amélie va cependant avoir 28 ans en 2007 et va devoir faire face à l'éclosion de nouvelles joueuses. Elle va être confrontée à une nouvelle génération, avec notamment Nicole Vaidisova et Ana Ivanovic qui vont s'efforcer de bousculer la hiérarchie mondiale. La tâche ne s'annonce donc pas facile.
Roland-Garros fait-il partie de ses objectifs ?
G.G. : Je ne veux pas répondre pour elle mais j'imagine que oui !


